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…et Michel-Édouard Leclerc rigole

La semaine dernière, nous laissions une filière agroalimentaire muette d’étonnement par l’amendement Jean-Baptiste Moreau sur les négociations commerciales. Nous retrouvons cette semaine les mêmes acteurs plongés dans l’incertitude. Quel nouveau cadre créer si l’on sort les produits agroalimentaires des négociations annuelles ? Quid des négociations 2019 ? Ils sont de surcroît face à la perspective de nouveaux duos d’acheteurs pour octobre prochain – Auchan et Casino d’un côté, Système U et Carrefour de l’autre. Les organisations professionnelles tentent de réagir. Il faudrait des « négociations trimestrielles », demande Culture Viande ; il serait judicieux de réaffirmer « le principe de primauté du tarif », déclare la Feef ; n’y aura-t-il pas « des échanges d’informations confidentielles sur les conditions commerciales entre les différentes entités ? » s’inquiète l’Ania. Et pendant ce temps-là, il y en a un qui s’amuse, ouvertement ! Michel-Édouard Leclerc, dont le nom est toujours associé au contenu de la LME (aujourd’hui débattue) et à la guerre des prix, a la plume bien acérée ces dernières semaines sur son blog. « Cette histoire de clôture annuelle des négo… quelle connerie ! Je n’ai eu de cesse de le dénoncer », ironise celui dont l’enseigne semblait pourtant toujours sortir gagnante des box de négociation. Et de se féliciter à l’avance de l’économie de nombreux avenants et autres clauses de revoyure que l’amendement Moreau pourrait engendrer s’il est maintenu. Concernant les nouvelles alliances à l’achat, le distributeur se gausse, comparant ces manœuvres à du théâtre de boulevard. Avec dans le collimateur de sa plume assassine : Serge Papin. « Qui joue le rôle du cocu ? Et au fond, ne manque-t-il pas quelques personnages ? À quel moment, Leclerc et Intermarché sortiront-ils du placard ? », lâche-t-il, amusé. Une cruelle (auto ?) critique du monde de la distribution française et des relations commerciales qui donne presque froid dans le dos… La guerre des prix est loin d’être finie, on dirait. Et le climat n’a rien de réjouissant pour l’industrie qui a besoin de plus de visibilité pour investir.