Aller au contenu principal

Le marché du poulet se redresse

Après un début d’année des plus catastrophiques, les ventes de poulet s’améliorent peu à peu. Les prix progressent sous l’effet d’une offre plus modérée et d’une reprise de la consommation. L’optimisme est de retour, mais la prudence reste de mise.

Le marché français de la volaille de chair tend à s’améliorer. Chez les grossistes et les détaillants, les ventes sont plus régulières. L’offre est moins importante et une reprise de la demande se fait sentir, notamment en poulets fermier et standard. Après un début d’année catastrophique, les prix sont désormais en hausse.

Le prix des poulets se redressent

Que ce soit en France ou en Europe, la grippe aviaire a bousculé les équilibres de marché. La psychose a atteint les consommateurs, entraînant une chute drastique des achats.

Le poulet, espèce la plus représentative de la volaille dans l’esprit du grand public, a été fortement pénalisé.

Selon l’Office de l’élevage, le prix moyen européen du poulet entier s’élevait à 1,40 euro/kg en février, soit une baisse de 6 % par rapport à février 2005. Les pays les plus touchés étaient l’Italie (-23 %), la France (-16 %), la Grèce (-10 %) et la Belgique (-10 %).

Dans notre pays, les plus forts replis concernaient le poulet label. Après la découverte du virus H5N1 dans l’Ain, il touche le fond : 1,40 euro/kg en semaine 9 sur le Min de Rungis. Il recule de 43 % en février par rapport à 2005. Il est ensuite reparti à la hausse, pour s’établir à 2,40 euro/kg après Pâques. Malgré cette remontée significative, il reste 6,3 % en dessous de son niveau de 2005.

La fin de la sur-médiatisation de la grippe aviaire, les campagnes de communication, et une réduction de l’offre y sont pour beaucoup.

Chute des exportations en début d’année

La découverte de la grippe aviaire sur notre territoire a aussi entraîné de nombreux embargos sur la volaille française.

Avant même ces mesures de restrictions, les exportations françaises de poulet étaient en repli de 28,7 % vers les Pays tiers et de 15,7 % vers l’Union européenne, la première vague de psychose ayant touché bon nombre de pays. Sans surprise, nos envois ne se sont pas redressés au mois de février.

Entre chute des exportations et repli de la consommation, les abattoirs et les couvoirs ne pouvaient que freiner leur activité. Selon le Ministère, les abattages de volaille se sont repliés de 3 % en volume en février, dont –2,2 % en poulet. Du côté des couvoirs, les mises en place de poussins de chair diminuaient de 11,3 %.

Entre prudence et optimisme pour

Les professionnels sont désormais partagés entre optimisme et prudence. L’évolution du marché du poulet dans les prochains mois s’annonce a priori correcte. La confiance revient peu à peu, l’offre est modérée.

Mais pour le moment, personne n’ose parler d’une fin de crise. La reprise des achats est encore hésitante. Et une nouveau cas de grippe aviaire pourrait rapidement renverser la tendance. Le retour à la normale ne se fera qu’avec le temps.

Pour l’Office de l’élevage, l’épizootie de grippe aviaire a plongé le marché mondial dans une crise de longue durée. La FAO estime que la consommation mondiale de volaille devrait diminuer de 0,25 % en 2006 par rapport à l’an dernier. Ce qui mettrait fin à une croissance continue depuis plusieurs années. Au niveau européen, la baisse des achats est estimée à -9,4 % en moyenne.